Ou l'histoire d'un paon bordélique qui laisse trainer ses plumes là où il ne
faut pas !

Je ne sais pas si je vais oser vous la raconter, cette histoire de plumes
folles... (faudrait pas que la Espéha débarque, pdrrrrrrr !) Mais
comme hier au téléphone, je ne vais pas résister (Elisa la connait déjà)
!
En fait, je ne sais pas si je vais être capable de vous la raconter, car
déjà, je recommence à glousser et onduler comme une plume non une poule, merde
c'est mal barré si je me mélange déjà les plumeaux ! Bon, je me lance,
l'histoire commence....
Ceusses qui le connaissent savent que Léon est un contemplatif... Il aime
picorer dans la gamelle des chats ou chaparder du raisin l'été dans la treille,
il adore donner des coups de becs dans les voitures qui brillent (surtout les
rouge pompiers), il adore rentrer dans la cuisine pour écouter l'ami Mermet et
Odéon... Et par dessus tout, bien qu'il adore se pavaner en faisant la roue
l'activité qu'il préfère est LA SIESTE !
A mon avis, il n'est pas le seul ! 
Bref, ce bel oiseau aime la faire n'importe où, il n'est pas difficile, n'a
pas d'exigence particulière...là où il peut s'étaler et faire la crêpe c'est
tout bon, il y passe l'après-midi ! Ne croyez pas que je digresse, non,
non ! vous comprendrez vite pourquoi 
Voici l'acteur principal de cette scènette en 2 actes, planté à sa place
dans le décor...En fait, pas tout à fait car je n'ai pas précisé le lieu de
l'action ou de l'inaction, à ce stade de l'histoire...
Léon se trouve donc comme à son habitude, entre pénombre et soleil, étalé vers
la boite aux lettres, dans cet espace qui n'est pas encore l'abri où lom range
sa voiture mais plus tout à fait non plus, le chemin de la cour...
Sur cet entrefait, voici le second acteur qui déboule : "vrouuuum" Il a
ses lunettes, voit le paon, se gare... Normal ! Le paon est peinard,
Albert heureux de rentrer se rafraichir et boire un thé... Puis lom fait
quelques aller-retours entre la maison et les différents ateliers et pendant ce
temps-là, Léon, ma foi, continue sa sieste peinard... pourrait-on croire !
!
Les heures s'égrènent...
Les pas d'Albert le mènent à nouveau dans la cour et là, stupeur ! Plus
de Léon... mais une sacrée touffe de plumes (toutes les longues) est par
terre ! On n'a pas entendu un cri, il n'y a pas de sang par
terre...Bizarre !
Mais le suspense ne dure que quelques secondes car Albert y regardant de
plus près, remarque que les plumes du cul du Léon, sont toutes restées
coincées... sous le pneu avant du c 15...
Pov' Léon ! Fini la roue pour cet été, la mue annuelle a été
brutale ! Pas d'inquiétude : à défaut de plumage il lui reste le
ramage ! (Mais il a quand même boudé jusqu'au lendemain matin, ce
pauvre vieux !)
C'est couillon, hein ? 