Tiens, je ne vous ai pas raconté cette
petite expérience estivale...Enfin, nous étions déjà mi septembre mais dans les
cévennes, c'est encore l'été indien, pas vrai ?
Un petit jeu qui ravira tout autant les Sherlock Holmes que les Professeurs
Tournesol qui rodent dans les tréfonds du labyrinthe...

Cet été, parmi tout le passage pas sage des locataires du gite bleu, il y a
eu aussi Sabine de Belgique... D'ailleurs c'est parce que j'ai
vu qu'elle m'avait écrit ces jours-ci que je me dis qu'il est grand temps de la
faire franchir la porte, l'inviter à s'assoir autour de la caf'tière arc en
ciel, et qu'on fasse le bilan de nos petites expérimentations avec cette pâte
rigolote, qui sert à prendre des empreintes et dont le nom m’échappera jusqu'à
ce que je retrouve dans mes archives dans un recoin, son nom...
Et oui, quand on n'a pas de mémoire, on a des lézards qui chivent à
notre place, pas vrai ?
En fait, cet été, pendant que nous discutions matières sympas et
expérimentales devant un café et mon ordi pas loin, elle m'a dit qu'elle avait
repéré ce truc marrant, l'oyumaru japonais, qu'il n'était pas
cher mais difficilement trouvable et que de toutes façons, elle n'avait jamais
osé acheté quoique ce soit sur la toile, et que donc, elle était coincée pour
en avoir et tester !
En 2 coups de clic, je lui en ai donc commandé et j'en ai profité pour en
prendre un peu pour moi, (ainsi que du ravitaillement obligatoire en
polymères) étant assez curieuse de nature mais plutôt rapiat, par
obligation, grrr !

(Effectivement, à part chez mes fournisseurs d'artgate.fr, je n'en ai
trouvé nulle part ailleurs...)
Vu le prix de cette matière et surtout, comme elle se réutilise à
l'infini, je n'ai pas vraiment résisté longtemps,
mdrrrrrr !
Ensuite, comme Sabine allait réintégrer ses pénates dans le Nord le lendemain,
nous avons convenus que je lui envoie son petit paquet dès que j'aurais reçu
notre commande groupée et que nous échangerions nos impressions par la suite,
ici, si cela en valait la peine...
Bon je cause, je blablate mais je n'ai encore rien montré,
vilaine que je suis !
Alors, voici la chose, une fois les petits paquets éventré...

A quoi elle sert et comment on s'en sert, ma foi, c'est selon les
besoins de chacun !
Voici le TEST à la mode isami :
- Tout d'abord, n'ayant pas trouvé la composition, je ne voudrais pas dire
de conneries, mais je pense que c'est à base d'algues, faudra vérifier,
hein ?
- Ensuite, du côté texture, les petits bâtonnets colorés sympa, pèsent 7 g me
semble t-il, sont un peu souples, ne collent pas aux doigts et sont
inodores...
- Donc je ne vous ai pas fait de photo de l'eau dans une casserole, qui doit
être chaude mais pas bouillante et dans laquelle les petits bâtonnets seront
plongés pour y ramollir assez rapidement et je ne vous conseillerai pas de vous
munir d'une fourchette ou d'une pince pour ensuite les en sortir... cela va de
soi !
- Il est évident aussi, qu'il vaut mieux avoir sorti de nos tiroirs, ce dont
on aimerait avoir l'empreinte avant de mettre les bâtonnets dans l'eau...qu'il
vaut mieux qu'ils soient bien propres et dégraissés, qu'il vaut mieux aussi,
avoir prévu un linge propre et non pelucheux avant de lancer l'opération des
empreintes, non je ne le vous dirai pas non plus, cela tombe sous le
sens...
- Par contre, je vous dirai de ne pas faire chauffer l'eau dans une pièce,
généralement la cuisine et d'avoir préparé toutes vos petites affaires, dans le
salon car.... la pâte refroidit vite, il faut donc être assez rapide pour
passer d'une opération à l'autre...
- Si malgré tout, vous l'avez laissé refroidir ou n'avez pas préparé la
bonne quantité de pâte et bien... CELA N'A PAS D'IMPORTANCE, car elle peut être
replongée aussitôt dans l'eau chaude, puisqu'elle est RÉUTILISABLE A L'INFINI
!

Donc j'ai testé sur ce que j'avais sous la main, des perles et des boutons, en
faisant des demies-empreintes...
Et voici ce que ma première expérience a donné...

Rien à dire, c'est nickel, chaque détail est conservé, le démoulage est
extrèmement facile puisque la texture caoutchouteuse permet de les extraire,
malgré la fermeté induite par le refroidissement...
CONCLUSION:
Donc, voici une petite pâte rigolote (avec un nom, "OYUMARU" à retenir,
bonne chance, haha) puis à tester sans se prendre la tête...
Elle marche nickel pour des moulages "une face", de toute évidence...
Par contre, pour des objets ronds (par exemple des perles en relief),
trancher le moule en 2 n'est pas facile et n'est possible que si l'objet dont
on prend l'empreinte ne marque pas le coup de cutter, sinon vous abimerez
l'original !
En fait, J'ai essayé plusieurs systèmes, mais je n'ai pas vraiment insisté
faute de temps et je n'ai pas vraiment trouvé un système satisfaisant...
Il faudra revoir ce point à une prochaine occasion, d'accord
?
Bref perso, je n'en avais pas vraiment l'utilité sur le champ, car je n'ai
pas vraiment besoin de faire de moulages mais il n'empêche, son usage est
facile et je suis sure que vous lui trouverez plein d'autres
applications !
Autre avantage certain : c'est du bricolage super propre,
sans résidus : il suffit de ranger la casserole haha, et de ranger la pâte
dans un tiroir où elle peut attendre sans problème de conservation, dans une
boite, ce que j'ai fait, tout en étant bien contente de l'avoir pour le jour où
elle me servira vraiment !
Au final pour moi, avec un prix très abordable et un usage simple, je
plébiscite l'oyumaru sans problème...
Et toi Sabine, qu'en as-tu pensé ? As-tu trouvé comment
contourner le problème des demis-moulages pour qu'ils n'aient ensuite pas de
"suture"
Et dans le labyrinthe, connaissiez-vous l'oyumaru ?