Après une journée pourrie par des problèmes d'ordi et d'autres
administratifs ou bancaires, gérés -tous- de manière la plus zen possible, en
étant polie avec tout le monde et en essayant d'arranger les choses au mieux
sans créer de conflit inutile, voici la cerise sur le gâteau de la soirée et la
copie du mail qui me fout pour le coup, vraiment en pétard, car je pensais leur
histoire réglée... Erratum humanum est !
Donc en premier lieu, je vous mets le texte tel quel puis tout en
bas, vous trouverez bien sur, le lien direct de la pétition qui servira à
dresser un "mur" de protestations devant le tribunal, la semaine prochaine
!


LEA ET TOM SONT CONDAMNES PAR L’ETAT A DEVENIR DES SDF
!
L’audience en appel est fixée au 17 février prochain !
(Toulouse)
En pleine crise du logement ! En pleine crise économique 
LE CONTEXTE :
La situation du logement en Ariège est catastrophique ; impossible de
trouver des locations dans le département ; alors que les zones rurales se
désertifient, les touristes dont beaucoup d’étrangers, Anglais, Allemands,
Hollandais, font main basse sur l’immobilier. Des jeunes qui travaillent,
intégrés socialement ! Des jeunes qui ont choisi de vivre en milieu rural,
donc qui revitalisent les campagnes ! Des jeunes fortement impliqués dans
une démarche d’habitat écologique et de préservation de la nature !
Ils ont été CONDAMNES par l’ÉTAT devant le Tribunal Correctionnel de
Foix à la DESTRUCTION DE LEUR HABITAT, une amende de 600€ et 10€ par jour de
PÉNALITÉS de retard.
Leur DÉLIT :
Avoir choisi d’habiter une yourte plutôt que de crever de froid dehors !
Ils ont comparu en première instance le 9 février 2010 suite à une plainte de
la DDEA* (un service public !), sur le fondement d’articles du code de
l’urbanisme pour infraction au permis de construire. Ils font APPEL et
réclament la RELAXE et le droit à un habitat MODESTE ÉCOLOGIQUE ET
CHOISI ! le droit de vivre, le droit de travailler localement
!
Faute de trouver un logement, Léa et Tom qui VIVENT et TRAVAILLENT en Ariège
décident en 2007 de s’installer sous une tente, une yourte. Un propriétaire
toulousain leur prête son terrain en friches au milieu des bois en échange du
défrichage et de l’entretien de la parcelle. Ils fabriquent une tente toute
ronde, une yourte en laine et en bois ; ils confectionnent le feutre à la
filature de Belvès en Dordogne ; les perches de châtaignier sont
locales ; un maître menuisier façonne le cercle de toit, pièce
maîtresse... Outre l’entretien de la parcelle, ils mettent en valeur le lieu,
créant des terrasses pour cultiver un potager et un jardin d’agrément... Cela a
représenté un long travail de plusieurs mois avec un bilan plus que
positif : la création d’un habitat bien intégré au paysage, avec un impact
écologique nul ou quasi-nul sur un site dont la biodiversité a été recréée (les
orchidées repoussent sur le terrain !).
Tom et Léa ont fait le choix de vivre là et de travailler dans la région
alentour, modestement, de façon écologique et dans le plus grand respect de la
nature. Ils sont bien intégrés localement : accueillis et soutenus
par le maire et les habitants de la commune, ils se sont inscrits sur les
listes électorales et ont demandé à payer les impôts locaux. Les
habitants de la commune les soutiennent depuis le début, une motion pour le
droit au logement a même été votée par le conseil municipal en réaction aux
injonctions de la DDEA* .
Mais c’est sans doute trop beau ! Il faut s’acharner à détruire ces
initiatives (CQFD) ! C’est ce que vont faire les services publics d’État,
en l’occurrence la DDEA* qui fonde sa plainte sur le Code de l’urbanisme au
prétexte de la nécessité d’un permis de construire alors que la yourte n’est
pas une construction, ce n’est pas un immeuble, ce n’est pas un bâtiment en dur
avec des fondations ! Il n’y a pas de murs... C’est une TENTE en laine et
bois ! Donc un habitat réversible qui ne laisse aucune empreinte durable
sur le sol. On ne construit pas une tente, on ne détruit pas une tente :
on monte et démonte !
D’ailleurs, il existe un vide juridique concernant cette forme d’habitat qui
n’est pas prévue dans ledit code de l’urbanisme. On demeure pantois devant
l’acharnement des services publics dans ce dossier, « quand on connaît ce
que peuvent être par ailleurs les infractions au code de l’urbanisme »...
Inouï le sort réservé aux élus locaux des petites communes rurales
! Le jugement rendu ne tient aucun compte de la position du maire de
la commune, de son conseil municipal et des habitants. Qu’en est-il de la
décentralisation ? Qu’en est-il de la REVITALISATION DES ZONES
RURALES ? Qu’en est-il de l’ÉQUITÉ TERRITORIALE !
Ce dossier pose le problème du DROIT AU LOGEMENT, en particulier du
droit des personnes aux revenus modestes dans un contexte de crise économique
grave. Non seulement le montant des loyers est prohibitif jusqu’à
constituer plus de 50 % des revenus des plus modestes d’entre nous mais dans
certaines zones dédiées au tourisme comme en Ariège, il est IMPOSSIBLE de
trouver à se loger… Qu’en est-il du DROIT AU LOGEMENT ?
Il pose aussi le problème du DROIT AU TRAVAIL, du droit à s’abriter quand on
participe à la richesse locale par son travail : comment occuper des
emplois, être flexible, mobile… comment créer une activité… si on n’a pas de
TOIT pour s’abriter et autour duquel rayonner ?
Des jeunes qui choisissent de vivre en respectant leur devoir en
matière d’écologie et de préservation de la nature sont sanctionnés et
condamnés par l’État en Correctionnelle comme des délinquants au lieu d’être
encouragés pour ces initiatives !
Alors, il faut rappeler à l’État les obligations qu’il a lui-même fixées en
matière de DROIT au LOGEMENT et d’ENVIRONNEMENT !
JUSTICE POUR LEA ET TOM EN APPEL, ILS DOIVENT OBTENIR LA RELAXE ! ET LE
DROIT DE VIVRE DANS LEUR YOURTE HABITAT CHOISI MODESTE ÉCOLOGIQUE ET
CITOYEN
Signez, si ce n’est déjà fait la pétition sur le site d'HALEM.(Habitants de Logements
Ephémères ou Mobiles)
(dix mots suffisent...mais pas moins, pour franchir l'antispam du moteur
d'inscription)
-** "Quelques rappels''
C’est le secrétaire d’État lui-même qui dit en juin dernier :
« Notre objectif est donc simple : redonner à nos concitoyens la
possibilité de choisir où ils veulent habiter, l’espace dans lequel ils
souhaitent s’installer, et le cadre de vie qui sied à l’épanouissement de
chacun. Mieux utiliser l’espace implique une prise en compte de la nécessité de
restreindre les freins qui bloquent souvent un projet. Sur le terrain, combien
d’entre vous ont été confrontés à des situations ubuesques, liées à la
complexité, et parfois les incohérences des réglementations locale et
nationale ? Dans le Grenelle 2, plusieurs dispositions vont dans le sens
d’une facilitation, comme le renforcement du projet d’intérêt général, ou les
ordonnances de simplification du droit des sols. »
Isami serait personnellement, très heureuse de lui rappeler ses
vaines paroles de faux cul ! GRRrrrrr... Dieu que...
